mardi 11 décembre 2007

1011122007

Une chambre aux murs peints en noir. Se fondant dans le mur, des niches. Le sol est recouvert d'une bâche en plastique transparent. Au milieu, un lit. Je suis allongé sur ce lit, à côté de moi plusieurs personnes dont Buck Angel. Je me sens plutôt bien. Un enfant me tend ses deux mains. A l'intérieur des chatons venant de naitre, pas plus grands qu'un ticket de métro. Je suis émerveillé et attendri par ce spectacle. Je demande à l'enfant de les rendre à leur mère. Celle-ci a mis bas dans une des niches. L'on me dit que la niche est volontairement exigüe pour que la chatte se sente en sécurité. Je me lève. Je m'aperçois en posant le pied sur la bâche transparente que le sol qu'elle recouvre est entièrement couvert de cafard et de mygales qui viennent de naitre eux aussi. En voyant ces petites araignées j'éprouve la même tendresse que pour les chatons.

Je me retrouve dans un salon décoré sans goût, avec des murs oranges, des meubles de mauvaise facture, en compagnie de garçons d'une vingtaine d'années habillés et coiffés à la mode tecktonik. Ils veulent aller au cinéma mais ne savent pas quel film voir. Parmi eux un de mes collègues de bureau. Malgré sa tenue et un énorme béret de chasseur alpin beige qu'il essaie en vain de modeler, je le trouve très attirant. Sur un petit guéridon en fer une fiche carton me dit que je suis dans un film de Mylène Farmer. Apprenant cela je m'en vais et je me retrouve dans la rue avec une jeune fille qui est supposée être mon amie.

On se promène boulevard Sébastopol, une caméra à la main: on veut filmer la précarité. On arrive au niveau d'un kiosque à journaux. A côté de celui ci, des tableaux abstraits, posés contre une rambarde. Le kiosquier en est l'auteur, ils sont en vente mais personne n'en veut. Sur une planche posée sur des tréteaux, deux petits tableaux carrés du même style. Une grosse femme se précipite sur eux, elle veut absolument les acheter mais n'a pas le temps de les emporter et repart. Son mari et son fils arrivent peu de temps après, sur son ordre, pour récupérer les deux tableaux. Ils sont un peu embarrassés car ils doivent aller au cinéma et ils ne veulent pas avoir à les porter. Ils ne veulent pas les mettre dans le coffre de leur voiture, de peur qu'ils se les fassent voler. Ils finissent par les cacher sous les sièges. Une jeune fille d'une douzaine d'année nous accoste, la fille du kiosquier. Elle nous suggère de scénariser notre documentaire sur la précarité. Bien plus, elle se propose de prendre la caméra et de nous faire jouer dans le film. Je refuse car je n'ai pas le droit d'apparaitre à la télé. Je m'en vais.

Je me retrouve dans une superette. Les tecktoniks m'ont retrouvé et je fais les courses avec eux. A la caisse je me moque d'eux en parodiant Alizée. En imitant sa voix je chante une chanson sur le fromage "le brie c'est mal, pas l'edam" . L'un d'eux, un jeune obèse boutonneux me lance un bambou qui touche la vieille femme qui me précédait à la caisse. Le jeune garçon m'accuse mais la femme a remarqué qu'un bout du bâton resté dans sa main l'accuse. On revient dans l'appartement orange. Je m'assois sur le canapé. N.F. vient s'assoir à côté de moi et me tend un bloc note. Il veut que je joue un psychodrame avec lui. Je ne comprends pas tout de suite. Il m'explique qu'il aimerait que je joue le rôle de sa petite amie pour voir ma/sa réaction lorsqu'il me/lui fera la liste de ses perversions.

En tendant l'oreille pour l'écouter je me retrouve sur une place enneigée. Ma joue est collé contre une borne qui diffuse de la musique des années 60, le genre Saint Germain des Prés. A côté de moi un groupe de gens se disputent pour regarder à travers une lunette un drôle d'objet qui traverse le ciel. C'est un satellite qui est en train de tomber. Il s'écrase à une dizaine de mètres derrière les arbres et d'énormes débris viennent s'écraser sur la place. Je les évite.

Et je me réveille alors.

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