jeudi 16 avril 2009

1616042009

Une grande plaine semi désertique, seuls quelques buissons rachitiques, des ébauches de chemins qui deviendront sûrement des bourbiers avec la pluie. Au milieu s'élève une colline petite mais abrupte au sommet de laquelle trône une petite maison délabrée en bois blanc avec un terrasse abritée. Je m'y trouve. Au pied de la colline, des milliers de voitures à l'arrêt. J'aimerais montrer quelque chose à ceux qui s'y trouvent et je leur demande de me rejoindre sur la terrasse pour assister à un spectacle très qui va les étonner. Mais personne ne prêt attention à moi et le voitures se mettent à quitter la plaine. Alors que celles-ci sont presque toutes parties, je me concentre et par la force de ma pensée je parviens à contrôler les voitures et à les faire revenir. Surpris de ce qui vient d'arriver, le gens acceptent de me rejoindre. J'ai peur d'échouer de me ridiculiser, je me dis que je n'ai peut être aucun pouvoir, que j'ai rêvé. Pourtant je parviens avec aisance à soulever dans les airs toutes les voitures, allumant leurs phares et les faisant flotter tout autour de la colline. J'ai dressé une paroi translucide pour que les spectateurs ne soient pas éblouis. Tout en faisant voler les voitures je fais retentir une musique ou plutôt une série de sons en parfaite synchronisation avec les phares qui s'allument et s'éteignent, créant une atmosphère hypnotique.

Pendant que je contrôle cet étrange ballet qui s'étend sur une centaine de mètres autour de la colline, un homme s'assoit à mes pieds, admiratif. Je lui caresse la tête avec une pointe de mépris. Je décide de l'enterrer sous un arbre et il disparait aussitôt. J'éprouve une grande jouissance à tout contrôler aussi facilement. Mais ce moment d'intense satisfaction est interrompu par un des spectateurs qui se tient debout à côté de moi, à ma droite. Il critique la musique et je concède de mauvaise grâce qu'il a raison. Il cherche ensuite à se faire valoir à mes yeux en désignant tous ceux qui n'apprécient pas le spectacle. Son comportement m'irrite et gêne ma concentration ce qui se ressent sur mon contrôle des voitures. Excédé, je finis par le menacer de le tuer en l'avertissant que je peux écraser sa gorge d'une simple pensée. Cette manifestation d'autoritarisme et de violence sort les autres spectateurs de leur fascination, je sens qu'ils commencent à se méfier de moi. Je perds alors complètement ma concentration et les voitures s'écrasent en pluie sur le sol.

Je m'enfuis pour échapper à la foule dont je prévois la colère. En traversant la plaine recouverte de carcasses de voitures je passe devant l'arbre sous lequel j'ai enterré l'homme, seule sa tête dépasse du sol. Pris de remord, je le déterre, ce que je parviens à faire sans peine car l'homme baignait dans une boue noire visqueuse.

Je me retrouve dans une grande prairie où attendaient tous ceux qui, faute de place, n'avaient pas pu pénétrer dans la plaine. Les gens pique niquent tranquillement à côté de leurs voitures sans savoir ce qui s'est passé. Sachant qu'ils finiront par être au courant je continue de courir, je cherche à me suicider en me jetant dans le vide pour échapper à la foule. Au loin, je crois apercevoir un précipice et je me dirige vers ce que je pense en être le bord avant de me rendre compte que ce n'est qu'un dénivellement. Je continue de courir, espérant que la prochaine fois ce sera vraiment le bord d'une falaise mais je suis berné une nouvelle fois, puis une autre. Le paysage change progressivement, au fur et à mesure que j'avance. La prairie verdoyante est remplacée par un sol gris semé de rochers et d'arbres morts. Je sais que cette fois j'approche véritablement du précipice. Je suis soulage.

Je me réveille alors.

dimanche 12 avril 2009

0304032009

Je suis à New York dans une zone industrielle au bord de la mer. Je longe un hangar protégé par un grillage quand des bidons explosent et me projettent dans l'eau. Je me retrouve au milieu du port. Un catamaran aussi grand qu'un immeuble arrive vers moi draguant tous les détritus flottant dans l'eau sur son passage. Pour ne pas être écrasé par ceux-ci, je me dépêche d'atteindre le bord. L'idée me vient alors de profiter de ma ressemblance avec un jeune sdf recherché par la police pour changer de vie et me faire passer pour un citoyen américain fut-il un sdf. Le jeune homme a les cheveux mi longs, une fine moustache et une barbe d'asiatique longue mais clairse. Je sors de l'eau, j'enfile une tenue de pompier et je me promène le long des quais avec l'espoir que l'on me reconnaisse. Des policiers m'aperçoivent, me comparant avec le portrait robot qu'ils détiennent. Mais au moment où ils s'apprêtent à me poursuivre ils aperçoivent des sauveteurs repêcher le cadavre du sdf en question.

Je décide de prendre l'avion déterminé à me rendre à New York. A mon arrivée je débarque directement dans ce qui ressemble à des toilettes de restaurant ou de boîte de nuit. Un nain en blouse blanche entre dans la petite pièce de trois mètres carrés. Il tient une hache d'une main, serrant une femme de son autre bras, La femme est blonde, trop maquillée, les paupières et le contour de l'œil recouvert de far bleu ciel. Elle porte une perruque bouclée. C'est visiblement une prostituée. Elle pleure, de peur et de souffrance. Son décolté laisse apparaître une grosse couture noire qui part de sa gorge, descend entre ses seins pour finir au niveau du cœur sous son sein gauche. Le nain est apparemment l'auteur, une aiguille à la main semble vouloir continuer son travail de couture. Deux hommes également en blouse blanche arrivent, ils ressemblent à des bouchers mais ont un air bienveillant. Ils profitent que le nain se soit séparé de sa hache, celui-ci l'a collée en hauteur, au montant de la porte, pour s'en emparer et capturer le nain Ils le trainent part la porte d'entrée. Je décide de m'enfuir en prenant l'une des portes sensées donner sur les toilettes, toujours résolu à me rendre à New York.

Lorsque je franchis cette porte, tout m'indique que je n'y suis toujours pas. Je me retrouve en effet dans une petite clairière dont les bâtiments et les rues sont recouverts de plantes grimpantes fleuries. Les panneaux indiquant le nom des rues sont à moitié tordus ou couchés sur le sol. Ce sont des panneaux bleus cadrés de vert à la française indiquant des noms de rues du genre « filles saint supplice ». J'ai pourtant la conviction d'être en Italie. En regardant autour de moi, je vois une maison en bois sur pilotis, entièrement recouvertes de lierre et de fleurs. Je prends son escalier et je me retrouve dans un patio. Rémi s'y trouve. Il me dit que c'est sa nouvelle demeure, qu'il s'y sent bien. D'autres personnes que je ne connais pas arrivent. On discute de choses et d'autres pendant que la nuit tombe. Alors qu'il fait désormais entièrement nuit, le patio est quant à lui doucement éclairé, on entend un hurlement effroyable ressemblant à celui d'un chien enragé mêlé au cri d'une femme qu'on torture. Alors que l'on s'interroge sur l'auteur de ce cri, celui-ci reprend. Parmi les invités, certains veulent descendre dans la clairière pour aller voir et éventuellement sauver la personne ou la chose qui en est à l'origine. J'ai trop peur pour les suivre et je préfère rester dans le patio.

Je me réveille alors.
1213022009

je me réveille et je me lève, je suis largement en avance pour aller au travail. Je traine, je me retrouve dans la cuisine avec ma mère et mon frère, je compose mon petit déjeuner avec tous les restes qui se trouvent sur la table. Je me rends compte alors que je n'ai plus qu'une demie heure avant que mon avion parte pour la Russie. J'engueule ma mère qui s'obstine à vouloir faire mon lit au lieu de faire mon sac pendant que je me prépare.

Je décide alors de leur faire croire que j'ai à ma dispostion un appareil qui va me plonger dans une profonde léthargie, et que des personnes vont venir pour m'emmener et se charger de tout. Je suis assis sur un canapé moche en cuir blanc façon conforma et je me mets à assembler 12 petits cubes translucides mauves vert et jaune. C'est ça l'appareil. Une fois imbriqués ensemble, non sans difficulté, je pose la plaquette qu'ils forment sur mon coeur et je fais semblant de m'endormir. Ma mère essaie de me réveiller et je finis par ouvrir les yeux, simulant la colère en lui disant que c'est très dangereux de réveiller quelqu'un pendant le processus d'endormissement et je lui sors une brochure qui lui explique tout. Et je fais mine de me rendormir. Je me rends compte alors que l'appareil commence à fonctionner, mon frère pour jouer essaie de me réveiller à son tour. A moitié endormi je lui saute dessus pour le couvrir d'insultes avant de sombrer dans le sommeil.

Lorsque je me réveille je suis à l'intérieur d'un avion gigantesque, les rangées de sièges ont été remplacés par une immense salle de restaurant aux murs noirs. Je m'aperçois alors que l'avion au lieu de décoller s'enfonce dans la mer. Je suis toujours dans un semi coma et je vois les ce qui se passe par intermittence. J'ouvre les yeux et je me retrouve à une table du restaurant, elle est ronde. En face de moi la personne sensée s'occuper de mon transfert c'est un russe, brun les cheveux bouclés, un peu gros avec des airs de mafieux. Il commande pour les personnes qui sont à la table des boissons, moi je ne prends rien. Profitant de mon état il me dit que c'est gentil de payer mais encore un peu lucide je refuse pas peu fier d'avoir résisté à une tentative d'arnaque même à moitié conscient.

Tous les passagers se mettent à regarder par les hublots, gigantesque, faisant toute la hauteur de la carlingue. Un calamar géant est en train de passer. Il fait la taille de l'avion. La moitié de son corps est faite de câbles et de tubes en acier.

Je m'endors alors.