samedi 13 juin 2009

13062009

Je fais un jogging avec trois de mes camarades, je semble être un militaire ou quelque chose du genre. Notre course finit sur une péniche mais mes collègues ne s'arrêtent pas et se jettent à l'eau avec bonne humeur. Je les suis avec un peu d'appréhension, imaginant que le jour où je serai sur un bateau qui sombre, je serai obligé de me jeter à l'eau de la sorte. Je m'imagine aussitôt au milieu d'une effroyable tempête, la péniche se trouvant au cœur d'un tourbillon géant qui la brise en deux, me forçant à sauter.

Je nage sans peine, je suis visiblement dans la baie de New York (encore), au loin je vois les buildings, derrière moi, un monumental pont noir. La côte approche, j'espère que l'on ne va pas rentrer à pieds, trempés, en traversant la ville devant la population perplexe. Tout en nageant je penses aux tigres des mers, cette espèce redoutable dont le terrain de chasse est l'eau. En réfléchissant je me dis que l'animal vit plutôt au Mexique ou d'ailleurs l'on organise de terribles courses aquatiques inter espèces.

Je me retrouve alors instantanément en train de survoler l'une de ces courses. Des tigres des mers, précédés de chevaux noirs, de crocodiles géants et d'autres animaux sont alignés séparément dans l'eau. Une sirène retentit et les barrières qui les séparaient disparaissent. Les animaux apeurés ou excités s'élancent, poussés par la foule qui claque des mains derrière eux pour les faire avancer. Les animaux finissent par se mélanger les uns piétinant ou s'attaquant aux autres. Je trouve ce spectacle barbare.

La course est en deux temps, les animaux une fois arrivé au bout de la piste aquatique doivent faire demi tour. Je les ai perdus de vue mais je les entends revenir. Au milieu du champ de course, j'aperçois un homme et un enfant chevauchant un hippopotame, ils faisaient apparemment partie de la course. Ils sont encore à mi-chemin de l'aller, et se retrouvent maintenant en face du troupeau déchainé. Ils tentent de quitter la piste, affolés, mais l'animal est très lent.

Je me réveille alors...

jeudi 11 juin 2009

11062009

Je suis en costume cravate je rentre du boulot. Je marche lentement dans les Halles, perdu dans mes pensées. Rien ne me distingue de la foule qui rentre chez elle après une journée de travail ou se promène en cette fin d'après midi baignée par un soleil d'été.

Un pigeon me barre le chemin voletant devant moi. Je m'arrête et je fixe l'animal. L'oiseau est rapidement rejoint par ses congénères. Très vite ils forment un gigantesque nuage gris ondulant. Je fixe le pigeon qui semble me fixer lui aussi. La foule commence à se masser autour de moi.

Lentement je lève la main. Du bout de mon index je touche le bec de l'oiseau qui instantanément s'enflamme et s'évapore en cendre. Les autres oiseaux se consument à leur tour, progressivement comme un feu de brindilles. Je reste impassible. La foule crie mais ne fuit pas hypnotisée par le spectacle. Un jeune enfant se libère de la main de sa mère et court vers moi. Avant que ça mère n'aie le temps de crier je lui touche le bout du nez qui se consume aussitôt entièrement comme les pigeons.

La foule hurle et s'enfuit. Je regarde autour de moi, calmement. Esquissant un sourire je me met alors à courir tentant de toucher tous les être vivants qui sont à ma portée comme si je jouait à chat. Ceux-ci se consument si vite que l'on a l'impression qu'ils explosent en un nuage de poussière.

Des militaire je ne m'arrête pas et je me précipite vers l'un des soldats avant que les autres aient le temps de tirer. Alors que les cendres du jeune soldat se dispersent dans les airs, je suis abattu et je m'écroule.

Prudemment les militaires s'approchent. L'un d'eux approche le canon de son fusil d'assaut pour vérifier que je suis mort. Paralysé par mes blessures je touche dans un sursaut de vie le bout de l'arme qui part instantanément en cendre ainsi que son propriétaire. Une nouvelle série de tir semblant ne jamais s'arrêter finissent de m'achever et je ne ressemble plus qu'à un tas de chaire. Mais ce n'est plus et je contemple le spectacle quelques mètres au dessus du sol.

Je regarde la télé chez moi, tous les pays du monde diffusent un flash spécial d'information. Paris a été anéanti par une explosion nucléaire. Les commentaires dans toutes les langues se succèdent. La ville a été rayé de la carte, il n'y a aucun survivant. Seuls une dizaine d'hommes, de femme et d'enfants ont survécu, ils se seraient retrouvés sans savoir comment à des milliers de kilomètres de l'explosion. L'on voit sur les écrans un soldat interviewé en Chine par des journalistes, le premier enfant que j'avais touché pleurant sous les flashes qui crépitent dans un pays d'Afrique.

New York, je suis devant le musée Gugenheim. Alors qu'un touriste s'apprête à pénétrer dans le musée un essaim de pigeons affolés surgit brutalement de l'intérieur du bâtiment et se précipitent sur moi.

Je me réveille alors...