Je suis dans le hall d'un aéroport. Je dois prendre l'avion pour me rendre au travail. Je sors du hall et me dirige vers le bâtiment en face de moi longeant un grillage. De l'autre côté de celui-ci des gens courent pour attraper leur avion. Je m'aperçois que je fais fausse route. En rebroussant chemin je vois encastré dans la colline au loin un grand bâtiment blanc qui doit être mon lieu de travail. J'ai la certitude d'être à l'aéroport de Nice. Je reviens dans le hall, je ne dois pas me tromper d'entrée, car à gauche c'est un cinéma.
Je suis dans l'avion. J'ai deux gros sacs à provisions, j'aimerais bien manger quelque chose mais je n'ai rien que des légumes et des steaks hachés congelés. L'avion décolle, il n'est pas grand, il monte poussivement frôlant les arbre de la colline mais avant d'atteindre le sommet des arbres les moteurs s'arrêtent et l'avion sans bruit tombe en reculant. Je sais que je vais mourir, l'avion continue à tomber puis au moment du choc c'est le noir total. Heureusement j'ai réussi à attacher ma ceinture de sécurité au dernier moment (mais avec difficulté car la sangle était torsadée).
J'ouvre les yeux, je suis toujours vivant mais mes steaks ont complètement décongelé. Je sors de la carcasse de l'avion. Les autres passagers sont sortis également et parlent de ce qui vient d'arriver. On s'est écrasés dans le XVème arrondissement « ça tombe bien dit Régis Laspalès, c'est là que j'habite, au revoir ». Quelle chance d'avoir survécu, je discute avec Sacha Distel qui devait être dans l'avion aussi. J'ai du mal à croire et à expliquer comment on s'en est sortis. En voyant Sacha Distel je comprends tout: en fait on est tous morts. Les autres ne me croient pas. Je me dis que je peux le prouver : en donnant un coup de poing surpuissant à un des passager je vais sûrement soit le traverser soit l'envoyer au moins puisqu'étant mort je n'ai pas de limites physiques. Ça ne marche pas, je ne donne qu'un coup médiocre sur le thorax de l'homme.
Je m'en vais, je suis poursuivi par une femme qui vole, une ancienne passagère qui a compris la technique pour jouir de ses pouvoirs de fantôme. Je parviens à lui échapper pour être aussitôt poursuivi par un autre passager, en chignon et en kimono blanc. Je suis dans un cul de sac, un grillage ferme le passage, j'essaie de passer à travers le grillage, en vain. J'essaie de rebondir dessus pour prendre de l'élan et frapper l'homme mais je parviens juste à éviter son attaque. Manifestement je ne suis pas mort.
Je monte dans la voiture d'une grosse femme qui s'est arrêtée pour me sauver, je me retrouve chez elle, un appartement HLM minable. Elle me parle de sa passion pour photoshop et plus particulièrement pour les montages représentant un american staff géant blanc à côté de sa famille. Elle me montre la photo d'un de ces chiens dans un jardin d'enfants à côté d'une petite fille blonde. La femme me raconte plein de choses qui ne m'intéressent pas, je veux m'en aller. Je repense alors à mon chat, je l'ai oublié dans la voiture de la femme. Je lui explique que je dois partir le récupérer.
Je me réveille alors....