dimanche 12 avril 2009

0304032009

Je suis à New York dans une zone industrielle au bord de la mer. Je longe un hangar protégé par un grillage quand des bidons explosent et me projettent dans l'eau. Je me retrouve au milieu du port. Un catamaran aussi grand qu'un immeuble arrive vers moi draguant tous les détritus flottant dans l'eau sur son passage. Pour ne pas être écrasé par ceux-ci, je me dépêche d'atteindre le bord. L'idée me vient alors de profiter de ma ressemblance avec un jeune sdf recherché par la police pour changer de vie et me faire passer pour un citoyen américain fut-il un sdf. Le jeune homme a les cheveux mi longs, une fine moustache et une barbe d'asiatique longue mais clairse. Je sors de l'eau, j'enfile une tenue de pompier et je me promène le long des quais avec l'espoir que l'on me reconnaisse. Des policiers m'aperçoivent, me comparant avec le portrait robot qu'ils détiennent. Mais au moment où ils s'apprêtent à me poursuivre ils aperçoivent des sauveteurs repêcher le cadavre du sdf en question.

Je décide de prendre l'avion déterminé à me rendre à New York. A mon arrivée je débarque directement dans ce qui ressemble à des toilettes de restaurant ou de boîte de nuit. Un nain en blouse blanche entre dans la petite pièce de trois mètres carrés. Il tient une hache d'une main, serrant une femme de son autre bras, La femme est blonde, trop maquillée, les paupières et le contour de l'œil recouvert de far bleu ciel. Elle porte une perruque bouclée. C'est visiblement une prostituée. Elle pleure, de peur et de souffrance. Son décolté laisse apparaître une grosse couture noire qui part de sa gorge, descend entre ses seins pour finir au niveau du cœur sous son sein gauche. Le nain est apparemment l'auteur, une aiguille à la main semble vouloir continuer son travail de couture. Deux hommes également en blouse blanche arrivent, ils ressemblent à des bouchers mais ont un air bienveillant. Ils profitent que le nain se soit séparé de sa hache, celui-ci l'a collée en hauteur, au montant de la porte, pour s'en emparer et capturer le nain Ils le trainent part la porte d'entrée. Je décide de m'enfuir en prenant l'une des portes sensées donner sur les toilettes, toujours résolu à me rendre à New York.

Lorsque je franchis cette porte, tout m'indique que je n'y suis toujours pas. Je me retrouve en effet dans une petite clairière dont les bâtiments et les rues sont recouverts de plantes grimpantes fleuries. Les panneaux indiquant le nom des rues sont à moitié tordus ou couchés sur le sol. Ce sont des panneaux bleus cadrés de vert à la française indiquant des noms de rues du genre « filles saint supplice ». J'ai pourtant la conviction d'être en Italie. En regardant autour de moi, je vois une maison en bois sur pilotis, entièrement recouvertes de lierre et de fleurs. Je prends son escalier et je me retrouve dans un patio. Rémi s'y trouve. Il me dit que c'est sa nouvelle demeure, qu'il s'y sent bien. D'autres personnes que je ne connais pas arrivent. On discute de choses et d'autres pendant que la nuit tombe. Alors qu'il fait désormais entièrement nuit, le patio est quant à lui doucement éclairé, on entend un hurlement effroyable ressemblant à celui d'un chien enragé mêlé au cri d'une femme qu'on torture. Alors que l'on s'interroge sur l'auteur de ce cri, celui-ci reprend. Parmi les invités, certains veulent descendre dans la clairière pour aller voir et éventuellement sauver la personne ou la chose qui en est à l'origine. J'ai trop peur pour les suivre et je préfère rester dans le patio.

Je me réveille alors.

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